D’une superficie d’environ 10 ha, le site "Four à chaux Waroquier" est situé le long de la route nationale 562 sur le territoire de la commune de Dour. Il figure dans la liste des 37 sites prioritaires dont le Gouvernement wallon a confié la réhabilitation à SPAQυE dans le cadre du Plan Marshall.
La société SPAQυE entreprendra ce mois de septembre la réhabilitation de la friche industrielle "Four à chaux Waroquier" située sur le territoire de la commune de Dour.
La réhabilitation de ce site comprendra deux phases:
La première phase, qui débute, consistera à déboiser le terrain, à démanteler les bâtiments (à l’abandon et en ruine), subsistant encore sur le site, à évacuer les déchets se trouvant en surface et à réhabiliter les sols pollués.
La deuxième phase sera consacrée à la gestion des tas de chaux éteints encore présents à l’arrière des bâtiments de l’ancienne usine.
La durée prévue de la première phase est de 80 jours ouvrables. Son coût sera de 459.917 € HTVA.
Dans le cadre des investigations sur la pollution des sols, SPAQυE a procédé à une cinquantaine de forages de 1 à 2 m de profondeur. Quelques forages plus profonds ont été réalisés au droit des zones à risques, telles que l’ancienne cabine électrique et les zones de stockage d’hydrocarbures.
Des contaminations ont été identifiées dans sept zones différentes, à savoir :
En ce qui concerne les remblais de chaux éteints, leur pH élevé (variant de 8 à 12.5) impose qu’une action soit entreprise dans le cadre de la réhabilitation du site conformément au plan de secteur.
Un peu d’histoire
D’une superficie d’environ 10 ha, le périmètre du site englobe à la fois les anciens Fours à chaux Waroquier et l’ancien charbonnage de Belle-Vue. L’activité des premiers concernait la fabrication de la chaux classique, au four vertical ; celle du second, l’extraction du charbon.
Ces deux activités sont extrêmement anciennes : la trace des premiers fours remontant à 1840 tandis que la veine de charbon aurait été exploitée dès le 16ème siècle.
Ce n’est toutefois qu’à partir de 1950 que se développent réellement l’exploitation de la carrière et la fabrication de chaux industrielle. Construites en 1951, puis rebâties en 1966, les installations se composaient de fours à chaux, trémies, cabine électrique, silos, séchoir, garages, bureaux, concasseurs, etc. Les fours à chaux cesseront leurs activités en 1990.
L’histoire du charbonnage est plus ancienne puisque la première mention connue d’une activité minière sur le site, concernant la fosse Andrieux, date de 1511. Toutefois, l’essentiel des activités s’est étendu de 1830 à 1869. Appartenant à la société des charbonnages du Borinage jusqu’en 1950, l’ancienne houillère passe ensuite de main en main sans plus connaître aucune activité industrielle.
Fin des années nonante, un dépôt illicite de pneus usagés est découvert sur le site. Ils sont évacués en 1999 et en 2001 par les propriétaires du site et, pour le solde, par la commune de Dour.
Aujourd’hui, le site peut être divisé en quatre parties :
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