La société SPAQυE a entrepris de réhabiliter le site "Cockerill Sambre II" à Charleroi. Ce site fait partie des 30 sites prioritaires dont le Gouvernement wallon a confié la réhabilitation à SPAQυE dans le cadre du Plan Marshall. Ce chantier aura une durée de 197 jours ouvrables.
Situé le long de la Sambre, à Couillet (Charleroi), le site "Cockerill Sambre II" s’étend sur 53,6 hectares. SPAQυE y a mené des investigations de caractérisations, jusqu’à une profondeur de douze mètres en certains endroits. Elles ont permis d’établir la présence sur ce site de nombreuses zones de contamination. Les polluants touchent tant les sols (huiles minérales, cyanures, hydrocarbures aromatiques polycycliques, BTEX, métaux lourds, solvants chlorés, etc.) que les eaux souterraines (cyanures, arsenic, xylènes, chlorures, naphtalène, etc.).
Dans la zone concernée par cette première étape de la réhabilitation (globalement le centre et l’est du site occupés par l’ICDI), douze noyaux de pollution et zones de produits purs ont été identifiés. D’autres contaminations pourraient être rencontrées sur le site, associées à d’anciennes fosses ou égouts.
Les études des faisabilités réalisées par SPAQυE - avec pour objectif la réaffectation du site en zone industrielle – ont déterminé un principe de réhabilitation qui consiste à éliminer les pollutions présentant un risque pour la santé humaine, les contaminations risquant de migrer vers la Sambre et les sources latentes de contamination de la nappe des graviers. Les excavations atteindront, au minimum, deux mètres et, au maximum, cinq mètres de profondeur. Les terres polluées excavées seront transférées en centre de traitement agréé.
Les travaux qui seront réalisés dans le cadre de cette première étape de la réhabilitation du site "Cockerill-Sambre II" consisteront, pour l’essentiel :
Tous les moyens ont été mis en œuvre pour une réhabilitation efficace et durable du site et pour une réduction de l’impact de ce chantier sur les riverains, sur les personnes travaillant aux abords des zones à réhabiliter et sur l’environnement.
Un peu d’histoire
Si la première mention d’une usine à fer sur le Rieu de Couillet date de 1600, c’est en 1824 qu’aura lieu la mise à feu d’un premier haut-fourneau aux Hauchies. En 1836, huit hauts-fourneaux sont exploités sur ce site par la Société en commandite Hauts-Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. En 1892, l’entreprise compte alors cinq hauts-fourneaux, une aciérie Martin, une aciérie Thomas, deux cent cinquante fours à coke, quarante fours à puddler, quinze fours à réchauffer, dix trains lamineurs, dix cubilots, une centaine de feux de forge et des installations accessoires. Les activités continuent à se développer sur le site prenant sans cesse de l’ampleur. En 1955, la société devient la SA Métallurgique Hainaut-Sambre. En 1965, cinq hauts-fourneaux sont en activité sur le site. Mais avec le début des années 70 vient le déclin de l’activité sidérurgique. En 1973, l’aciérie Thomas est désaffectée et, en 1986, les activités sidérurgiques cessent définitivement.
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