SPAQuE

Charleroi : investigations historiques sur le site "Verreries des Ancres"

21/12/2015

SPAQuE a finalisé le bilan historique du site "Verreries des Ancres" à Charleroi.

 

En juin 2015, dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020, SPAQuE a finalisé le bilan historique des activités du site "Verreries des Ancres", localisé sur le territoire de la Ville de Charleroi. Les Verreries des Ancres occupaient la superficie s’étendant du nord du parking au centre du Palais des Expositions, mais seule la partie occupée par le parking est concernée par la zone d’intervention FEDER.

Le bilan historique, qui constitue la seconde étape de la chaîne des valeurs de SPAQuE, permet de cerner les principaux risques potentiels de contaminations compte tenu des activités passées, du terrain vierge jusqu’à aujourd’hui.

Au milieu du 19e siècle, l’emplacement actuel du parking est occupé par un moulin hydraulique, bâti au droit d’une ancienne redoute. Vers 1860, une verrerie pour la fabrication de verre plat (Casimir et Jules Lambert) est installée au sud de la zone investiguée. En 1872, Léon Mondron reprend cette verrerie et fonde la SA Verreries des Ancres. La fabrication du verre à vitre s’y poursuit jusqu’en 1934.

En 1935, l’usine est démolie. Son emplacement est acheté par la Ville de Charleroi qui y installe un dépôt d’immondices, utilisé jusqu’au début des années 1950. Les terrains de l’actuel parking servent de gare privée à la verrerie, raccordée à la ligne voisine. Au début du 20e siècle, l’emplacement est racheté par un charbonnage qui y aménage un terril durant les années 1930-1940. La ville achète le terril en 1954, puis, en 1974, le terrain sur lequel le Palais des Expositions aménage un parking.

Les bâtiments et infrastructures connus des verreries successives n’ont jamais empiété sur la zone d’intervention FEDER (la plupart se trouvaient au droit du Palais des Expositions). Cette zone n’était d’ailleurs pas bâtie à l’époque des activités industrielles.

 

Trois sources potentielles de pollution

Au droit de la zone d’intervention FEDER, le bilan historique a permis d’identifier trois sources potentielles de pollution (SPP), réparties en deux zones. Ces SPP consistent en un remblai (constitué de schiste, déchets de verrerie, cendrées diverses, inertes divers, immondices domestiques provenant d’un ancien dépotoir voisin), en une gare privée sur remblais et en un parking. La présence de matériaux inertes provenant de la démolition des fortifications voisines ne saurait être exclue (voire même de vestiges de l’ancienne redoute).

Ce site a fait l’objet de recherches documentaires auprès de diverses autorités administratives régionales, provinciales et fédérales. Des cartes et photos anciennes, publications et documents privés ont aussi été exploités afin de compléter les informations contenues dans les archives publiques.

 

 

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