SPAQuE

Marchin : parc d’activités économiques et centrale hydroélectrique sur le site "Papeterie Godin"

15/12/2010

SPAQuE aménagera le site de l’ancienne Papeterie Godin à Marchin, un des sites désignés dans le cadre des Fonds FEDER, en collaboration avec les autorités communales et SPI+, dans le but d’y développer un mini-parc d’activités économiques et une micro-centrale hydroélectrique. C’est dans ce sens que vient de commencer la quatrième, et dernière, étape des travaux de réhabilitation de cette friche industrielle.

Il s’agit d’excaver 16.000 m³ de terres contaminées principalement en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), huiles minérales et métaux lourds.

 

Sur le site de l’ancienne Papeterie Godin à Marchin, SPAQuE réhabilite, aujourd’hui, les sols afin de pouvoir mettre en œuvre le projet d’aménagement établi en collaboration avec les autorités communales et SPI+. Ce projet prévoit l’implantation d’un mini-parc d’activités économiques sur les 2 hectares du site dont les propriétaires sont SPAQuE et SPI+.

En l’état actuel, ce projet envisage :

  • une densification des espaces bâtis par la création de petites parcelles destinées principalement à l’artisanat et aux Très petites entreprises (TPE) locales,
  • l’exploitation maximale et le prolongement de la voirie créée sur la propriété SPI+,
  • l’installation d’une micro-centrale hydroélectrique sur l’ancien bief du Hoyoux traversant le site,
  • la mise en place d’un réseau d’égouttage séparatif,
  • la mise en évidence du filtre à eau, par la création de perspectives et d’espaces structurants et sa réaffectation en une activité ouverte au public (Horeca),
  • la centralisation des espaces de parcage automobile,
  • la création d’espaces verts paysagers et d’agrément le long du Hoyoux,
  • l’implantation d’espaces tampons afin d’intégrer le parc d’activités économiques dans son environnement.

Ce 13 décembre, SPAQuE a donc lancé la quatrième et dernière étape de réhabilitation. Après avoir déconstruit le bâti, il faut réhabiliter les sols contaminés et prendre en charge les pollutions détectées dans les eaux souterraines au nord-ouest du site. On estime que près de 130 jours ouvrables seront nécessaires au déroulement des opérations. Environ 16.000 m³ de terres contaminées principalement en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), huiles minérales et métaux lourds sont concernées. Simultanément à l’excavation des terres contaminées, SPAQuE va extraire les différentes fondations et structures industrielles mises en évidence dans le sol.

 

La prise en charge des terres et déchets de construction

Les débris de construction (métaux, briques, béton…) vont faire l’objet d’un tri sur site. De cette manière, ils pourront être redirigés vers les filières de traitement ou de valorisation adéquates. Les matériaux à base minérale seront concassés, stockés et analysés afin d’être réutilisés sur site comme remblais s’ils ne sont pas contaminés. Cette méthode contribue à optimiser les coûts de réhabilitation et permet de limiter au maximum les nuisances environnementales liées au va-et-vient de camions transportant les terres polluées et, plus tard, les terres destinées à remblayer les fouilles.

En certains endroits, les pollutions rencontrées vont exiger des excavations jusqu’à 6,5 mètres de profondeur. SPAQuE prévoit donc la mise en œuvre de techniques de soutènement et de stabilisation le long de la chaussée des Forges et de l’entrée de la zone de l’entreprise TDM avant d’autoriser les excavations les plus profondes.

Les terres et matériaux de construction pollués seront acheminés vers des centres de traitement ou d’élimination agréés.

Les travaux permettront d’évacuer les spots de pollution à l’origine de la contamination des eaux souterraines au nord-ouest du site. Toutefois, pendant toute la durée du chantier, les eaux de la nappe seront pompées, analysées et traitées si les résultats observés le nécessitent.

Avant le remblayage des excavations, les experts de SPAQuE prélèveront des échantillons sur les parois et en fonds de fouille. Si les terres analysées ne sont pas conformes aux normes en vigueur, les excavations seront poursuivies. Ce n’est qu’après ces contrôles que les fouilles seront définitivement remblayées. En fin de chantier, une couche de terres végétales, d’une épaisseur de 50 centimètres, sera déposée sur l’ensemble du site avant son ensemencement.

Lorsque le site aura été réhabilité, il s’agira, donc, de l’aménager pour permettre l’installation de nouvelles activités. Au terme de ce rigoureux processus, SPAQuE rendra deux hectares de sol supplémentaires au circuit économique. Ces 2 hectares, destinés à accueillir des Très petites Entreprises (TPE), contribueront au redéploiement économique de la région.

 

Une réhabilitation en quatre étapes

C’est en juin 2008 que la réhabilitation du site Papeterie Godin a débuté. SPAQuE y entame un premier chantier : la déconstruction sélective d’une partie du bâti. Les éléments de second œuvre (châssis, toitures, recouvrements, etc.) sont enlevés un à un par des entreprises spécialisées avant l’abattage de la structure. Cette première opération a permis d’accéder au sous-sol, d’y poursuivre les investigations des sols, et donc de rédiger le cahier spécial des charges nécessaire à la poursuite des travaux de réhabilitation.

Parallèlement, SPAQuE entame, en juin 2009, une seconde étape de travaux afin de conserver le patrimoine remarquable du site. La société organise la sauvegarde méticuleuse des briques de verre Falconnier qui ornent les fenêtres de la façade à rue du hall de stockage. Ce bâtiment, localisé sur une zone de pollution conséquente, doit être déconstruit et ces briques constituent un patrimoine architectural rare qu’il est impératif de conserver.

La troisième étape de réhabilitation du site a démarré en novembre 2009. Elle a permis de déconstruire l’ancien hall de stockage, d’une longueur de 90 mètres et de 15,5 mètres de haut, situé à front de voirie. Elle a également consisté à prendre en charge d’importantes quantités de pâtes à papier et de boues huileuses mises au jour dans les sous-sols.

 

En résumé

Etape 1 : déconstruction sélective

Etape 2 : enlèvement des briques de verre

Etape 3 : déconstruction sélective du hall de stockage
enlèvement des pâtes à papier et déchets huileux

Etape 4 : réhabilitation des sols et des eaux souterraines au nord-ouest du site

Cette réhabilitation et les aménagements du mini-parc d’activités économiques sont financés par le Fonds européen de Développement Régional (FEDER).


Pour tout renseignement complémentaire :
Caroline Lhoest

Service de la communication externe et des relations avec la presse


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