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Sambreville : étude de caractérisation sur le site "Charbonnage Sainte-Eugénie"

01/11/2010

Le site "Charbonnage Sainte-Eugénie", d’une superficie totale d’environ 33 hectares, est situé à Sambreville, sur le territoire de l’ancienne commune de Tamines. La partie ouest du site est recouverte de prairies. Le terril de Sainte-Eugénie s’étend sur les parties nord et est du site. Dans la partie sud du site se trouve une zone en friche, correspondant aux anciennes installations d’exploitation du charbonnage.

 

Le périmètre relatif à l'étude de caractérisation de mise en priorité d’octobre 2010 ne concerne que les parties sud et ouest du site, excluant donc la zone du terril et présente une superficie de 9,8 hectares.

Au plan de secteur approuvé par arrêté royal de 14 mai 1986, la zone des investigations se situe essentiellement en zone d’activité économique mixte, l’extrémité sud-ouest se situant toutefois en zone d’habitat.

Les investigations ont consisté en la réalisation de 24 forages, dont 1 équipé en piézomètre, et de 20 fouilles/tranchées de prospection. Il faut également préciser que des investigations avaient été réalisées lors d’études antérieures, totalisant, avec celles réalisées en octobre 2010, 39 forages, dont 1 équipé en piézomètre, et 20 fouilles/tranchées.

L’interprétation de l’ensemble des résultats analytiques du sol et des eaux a été réalisée sur la base des normes du décret relatif à la gestion des sols adopté par le Parlement wallon le 5 décembre 2008 (décret "sols").

Les remblais situés sur le site présentent des pollutions en métaux lourds, en benzène, en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) mobiles et peu mobiles et en huiles minérales, alors que les échantillons de sol naturel analysés ne présentent pas de pollution. Notons néanmoins qu'à la suite de la présence de structures souterraines et à la stratégie de mise en priorité, l’ensemble des sous-zones à risque n’a pas été suffisamment investigué pour pouvoir se prononcer définitivement sur l’impact des activités passées sur le sol naturel.

Lors des investigations, une zone de dépôt de déchets vagabonds a été mise en évidence.

Concernant la qualité de l’eau souterraine, les informations actuellement connues sur le site sont restreintes.

L’analyse de l’échantillon d’eau prélevé en 1993 dans l’ancien puits de mine au niveau de la nappe du Houiller a révélé, à l’époque, la présence d’une contamination aux polychlorobiphényles (PCB). Cependant, étant donné la sécurisation des puits réalisée depuis, ces résultats n’ont pu être actualisés.

Le seul piézomètre installé sur site a été équipé au sein d’une "nappe locale" à caractère temporaire dépendant fortement des précipitations.

Vu le non-renouvellement de l’eau dans le piézomètre, c’est l’eau de la première purge qui a dû être soumise à analyse. Les résultats ne représentent qu’une valeur indicative de la qualité des eaux d’infiltration traversant les remblais au droit du périmètre investigué.

Des dépassements des valeurs seuil et d’intervention sont observés pour les métaux lourds. Aucun dépassement de normes n’a été constaté concernant les autres paramètres analysés.

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