SPAQuE

Débarrasser la Wallonie de ses dépôts de pneus clandestins : un défi relevé par SPAQuE

En mars 2002, SPAQuE évacue 3.500 tonnes de pneus usagés, entassés sur près de 70 ares, sur le site "Tripneu" en région liégeoise.

Forte de son expérience, SPAQuE se voit confier au mois d’octobre suivant la réalisation d’un inventaire des dépôts illicites de pneus, à la demande du gouvernement wallon. Une grille de priorités est, dès lors, définie afin d’évaluer le contexte environnemental de chaque site. Une évaluation des coûts nécessaires à la réhabilitation des sites concernés est également réalisée.

 

Deux millions de pneus

Suite à cela, entre 2004 et 2007, pas moins de 45 sites sont débarrassés de leurs carcasses de pneus. Près de deux millions de pièces sont évacuées, soit 13.429 tonnes.

Le dépôt le plus volumineux se trouvait à Marchienne-au-Pont, sur le site "Fonderie Léonard Giot" (actuellement réhabilité par SPAQuE), où 2.000 tonnes ont été évacuées. Parmi ces impressionnants dépôts, citons aussi "La Coupole" à Charleroi, le dépôt Van Hullebusche à Hensies, la Chaussée de Fleurus à Gilly, la Carrière d’Onoz à Onoz, etc.

Depotspneus.pdf

 

Une méthode systématique et rigoureuse

Pour chaque évacuation de pneus, SPAQuE aura observé une même méthode qui consiste :

  • au tri des différentes catégories de déchets,
  • au broyage mécanique des pneus sur site (pour les dépôts les plus volumineux),
  • à la pesée des camions en partance du site,
  • au transfert des pneus vers des filières de valorisation agréées,
  • à la pesée des camions à l’entrée des centres de traitement,
  • au traitement des pneus.

Pour cette dernière étape, soit les pneus sont évacués par conteneurs vers des cimenteries afin d’y alimenter les fours (une tonne de pneus ayant le même pouvoir énergétique qu’une tonne de charbon), soit ils sont broyés sur place à l’aide d’un broyeur mobile.

Grâce au travail colossal de SPAQuE, les dépôts illicites de pneus sont aujourd’hui éradiqués du paysage wallon.

 

 

Haut de page