SPAQuE

Deux millions de pneus

Le 15 mars 2002, SPAQuE entamait les travaux d’évacuation des pneus sur le site Tripneu en région liégeoise. 3.500 tonnes de pneus usagés, entassés sur 70 ares, furent ainsi évacués. Aucune pollution significative du sol n’ayant été détectée, le site fut simplement remis à niveau et ensemencé.

Suite à cette expérience positive, le Gouvernement wallon décidait, en octobre 2002, de confier à SPAQuE la réalisation d’un inventaire des dépôts illicites de pneus, la définition d’une grille de priorités afin d’évaluer le contexte environnemental de chaque site et l’évaluation des coûts nécessaires à la réhabilitation des sites concernés. En février 2004, le Gouvernement donnait mandat à SPAQuE pour la réhabilitation de 33 dépôts de pneus.

Finalement, entre 2004 et 2007, SPAQuE s’est attaquée à l’éradication, du paysage wallon, de dizaines de dépôts clandestins de pneus. Quarante-cinq sites ont ainsi été débarrassés de ces carcasses de pneus usagés. Au total, ce sont 13.429 tonnes de vieux pneus soit près de deux millions de pièces, qui ont été évacuées par SPAQuE et envoyées dans des filières de traitement agréées.

L’assainissement de ces dépôts consiste en la collecte, le transport, le broyage ainsi que la valorisation ou l’élimination des pneus.

Concrètement, les travaux ont consisté sur chaque site :

  • au tri des différentes catégories de déchets,
  • au broyage mécanique des pneus sur site (pour les dépôts les plus volumineux),
  • à la pesée des camions en partance du site (sur le site ou dans une société proche équipée d’un système de pesée),
  • au transfert des pneus vers des filières de valorisation agréées,
  • à la pesée des camions à l’entrée des centres de traitement,
  • au traitement des pneus.

Pour cette dernière étape, deux opérations distinctes sont possibles : soit les pneus sont évacués par conteneurs soit ils sont broyés sur place à l’aide d’un broyeur mobile.
Les pneus non broyés sont envoyés en cimenterie pour y alimenter les fours. Ils servent ainsi de combustible de substitution : une tonne de pneus a le même pouvoir énergétique qu’une tonne de charbon. Il s’agit donc d’une valorisation énergétique de ces déchets.
Dans certains cas, quand les quantités s’y prêtaient, SPAQuE a mis en place une opération de broyage directement sur site. Le broyas de pneus était ensuite envoyé vers un centre d’enfouissement technique. En effet, il servait de couche de protection supplémentaire des géo-membranes constituant les parois des cellules de confinement.

Le plus volumineux des dépôts se trouvait à Marchienne-au-Pont, sur le site de l’ancienne Fonderie Léonard-Giot où étaient entassées 2.000 tonnes de pneus. Aujourd’hui, ce site est en cours de réhabilitation des sols par SPAQuE.

Parmi les autres sites qui représentaient un tonnage particulièrement important en pneus, on retiendra également :

  • La Coupole à Charleroi : 1.184 t
  • Le dépôt Van Hullebusche à Hensies : 1.473 t
  • La Chaussée de Fleurus à Gilly : 1.430 t
  • La Carrière d’Onoz à Onoz : 747 t
  • Le dépôt Montulet à Floreffe : 737 t
  • Le dépôt Tittan Europe à Manage : 719 t
  • Le dépôt Chaussée de Gilly à Fleurus : 580 t
  • Le site du Bois du Roy à Fleurus : 517 t

Au total, 45 dépôts de pneus ont fait l’objet d’évacuations/valorisations par SPAQuE entre 2004 et 2007, contribuant ainsi à améliorer l’environnement wallon dont :

  • 24 durant la période 2004-2005,
  • 21 durant la période 2006-2007.

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