En août et septembre 2007, SPAQυE a réalisé une série de prélèvements dans 81 jardins de Marchienne-au-Pont, dans la banlieue de Charleroi. Ces prélèvements avaient comme objectif de connaître la teneur en plomb, cadmium, zinc et autres polluants dans les légumes, dans les sols et dans les eaux d’arrosage pour la comparer d’une part à la teneur naturelle et d’autre part aux "normes" en vigueur.
Le sol contient naturellement du plomb (entre 12 et 70 mg/kg). Dans les zones résidentielles urbaines, ces concentrations varient entre 200 et 1000 mg/ kg. Dans la région de Charleroi, la teneur maximale mesurée était de 590 mg / kg.
Près de 10.000 analyses ont été effectuées sur les 413 échantillons récoltés.
Sur l’ensemble des polluants analysés, certains (dont le cadmium, le plomb et le benzopyrène, un hydrocarbure issu du goudron de houille, des fumées de combustion ou encore des gaz d’échappement) peuvent engendrer un risque pour la santé, que ce soit par ingestion, inhalation ou contact dermique (ou cutané).
Les contaminants se retrouvent dans les légumes (plomb dans les pommes de terre, carottes, haricots et courgettes, cadmium dans les pommes de terre et haricots, nickel dans les courgettes et zinc dans les salades), dans les sols (cadmium, cuivre, plomb, zinc et mercure) et dans les eaux (nickel et plomb dans les eaux de puits, nickel, cadmium, cuivre, chrome et zinc dans les eaux de pluies).
Géographiquement, ces contaminants se concentrent notamment dans les communes de Dampremy et Marchienne-au-Pont
Comment limiter son exposition ?
SPAQuE préconise des gestes simples et élémentaires pour limiter l’exposition par ingestion, inhalation ou contact cutané :